Être LGBT+ en Afghanistan : « Ici, on nous refuse la vie, même la …





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Kaboul (Afghanistan). — « S’il vous plaît, sauvez-moi de cet enfer. » C’était il y a sept mois. La neige recouvrait les collines, des familles brûlaient meubles et tapis pour se chauffer faute de pouvoir se payer du bois, d’autres pleuraient leur enfant mort de famine, mendiaient du pain. Terré dans sa chambre, Najib*, 26 ans, nous envoyait depuis son téléphone un message de détresse. Le premier d’une longue série.

Après des jours de cogitations, il acceptait que l’on se rencontre dans un lieu « safe » de la capitale afghane où il est arrivé transpirant de peur et flottant dans ses vêtements tant il a maigri. « Ici, on nous refuse la vie, même la mort. S’ils découvrent mon homosexualité, ils me tueront et ils m’interdiront le cimetière. »

Najib en janvier 2022, à Kaboul (Afghanistan). © Photo Rachida El Azzouzi / Mediapart

Najib vit dans un des endroits les plus dangereux au monde quand on est LGBT+, un pays où une loi criminalise les relations homosexuelles : l’Afghanistan. Il y a un an, le 15 août 2021, le retour au pouvoir des talibans a exacerbé les périls.



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