Economie Environnement

Les travailleurs émigrés ont rapatrié 1 393,2 milliards (10,1% du Pib) en 2019.


Les transferts de fonds des sénégalais de la Diaspora constituent indubitablement une bouffée d’air pour l’économie sénégalaise. Cela a été confirmée, encore une fois, par la balance des paiements et position extérieure globale du Sénégal en 2019, présentée ce jeudi 28 janvier 2021 par la Direction nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). 
 
‘’Le solde des transactions courantes est ressorti déficitaire à 8% du PIB en 2019 contre 9,5% un an plus tôt. Ce profil reflète les soldes déficitaires de la balance commerciale et des services qui  représentent 14,1% du Produit intérieur brut (Pib) et du compte de revenu primaire (2,8% du Pib). Ces évolutions ont été atténuées par le compte de revenu secondaire (8,9% du Pib), structurellement excédentaire, en lien principalement avec les envois de fonds des travailleurs migrants chiffrés à 1 393,2 milliards (10,1% du Pib)’’. Des informations révélées par ladite structure nationale, à l’occasion de la Journée annuelle de diffusion des comptes extérieurs du Sénégal. Une journée célébrée à travers une visioconférence qui a réuni plusieurs acteurs. 
 
Par ce même canal, la direction nationale de la Bceao pour le Sénégal a indiqué que ‘’l’excédent du compte de capital est évalué à 1,6% du PIB et élabore notamment les subventions accordées à l’administration publique’’. Quant au solde négatif cumulé des comptes courant et de capital, il a entraîné un besoin de financement 895,5 milliards. Un besoin qui, selon la direction nationale de la Bceao pour le Sénégal ‘’a été couvert par des capitaux nets au titre des Investissements directs étrangers (Ide), des émissions de titres de créance sur le marché régional ainsi que des autres investissements tirés par les emprunts auprès des partenaires au développement’’.
 
Relativement à l’incidence des transactions extérieures sur les actifs extérieurs nets du système monétaire, il a été positif en 2019. Le solde global de la balance des paiements a enregistré un excédent de 146,5 milliards contre 527,2 milliards un an plus tôt’’.
 
‘’En liaison avec le déficit de compte des transactions courantes, financé par l’accumulation de passifs au compte financier, la Position extérieure globale nette (Pegn), représentant le passif net vis-à-vis de l’extérieur, est ressortie débitrice à 54,9% du PIB en dégradation de 3,4 points par rapport à l’année 2018’’, a indiqué la même source.
 
Au titre de l’année écoulée marquée par cette crise économie engendrée par la Covid-19, le déficit courant rapporté au Pib est projeté à 10,9% contre 8%, un an plus tôt. Ce, en lien principalement avec une aggravation de 3,9 points de pourcentage du déficit de la balance commerciale et des services (18%), informe la direction nationale de la Bceao. La dynamique des exportations en 2020, imprimée notamment par le secteur de l’or ainsi les activités de pêche et des industries chimiques, serait renforcée, à moyen terme, par les effets escomptés de l’exploitation du pétrole et du gaz’’.

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