débat sur la peine de mort



Les législateurs sud-africains n’ont aucun désir de rétablir la peine de mort, malgré les appels croissants pour son rétablissement, comme moyen de dissuasion face à l’augmentation des crimes à travers le pays.

Lors d’une réunion virtuelle du Comité de révision composé de l’Assemblée nationale et du Conseil national des provinces, qui révise annuellement la Constitution, Enock Mthethwa, président du Comité mixte de révision constitutionnelle, a reconnu que ce n’était pas une question simple, car aucune recherche n’avait été menée pour prouver que la peine de mort était un moyen de dissuasion efficace susceptible de réduire les taux de criminalité.

Le comité, qui s’est réuni le 27 novembre dernier, répondait à un appel d’un membre du public Waseela Jardine, qui a demandé au comité de revoir l’article 11 de la Constitution afin de prévoir la peine de mort. Dans sa soumission, Jardine a indiqué qu’un retour de la peine capitale réduirait le nombre de meurtres et de viols insensés, et a ajouté qu’il était injuste de laisser les meurtriers et les violeurs se détendre en prison et pour ensuite obtenir une libération conditionnelle pour bonne conduite, vu le nombre incroyable de femmes et d’enfants qui sont agressés sexuellement en Afrique du Sud.

Malgré un mouvement mondial qui cherche des alternatives aux peines de prison, un nombre croissant de pays demandent le rétablissement de la peine capitale comme moyen de dissuasion du crime, selon le rapport 2020 Global Prison Trends. Plus de 20 000 personnes sont détenues dans le quartier des condamnés à mort dans le monde, vivant dans des conditions de détention inhumaines et souvent à la suite de procès inéquitables, indique le rapport publié par Penal Reform International (PRI) et l’Institut thaïlandais de la justice (TIJ).

La peine capitale a été abolie en Afrique du Sud le 6 juin 1995 par un arrêt de la Cour constitutionnelle. La députée de l’ANC, Nxola Nqola, a ajouté que la question de la peine de mort était dans le débat public, depuis un certain temps, en relation avec la montée de la violence sexiste (VBG). Mais, Nqola a estimé que la discussion portait précisément sur les prescriptions juridiques, c’était plutôt une réponse émotionnelle, car la société était en colère contre la VBG.

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