Près de 20000 employés au chômage


L’Interdiction des opérations de transfert des graines d’arachide vers l’extérieur, notamment la Chine, commence à susciter des tournures inquiétantes dans la région de Kaolack. Outre les effets organiques qu’elle entraîne sur la conservation des milliers de tonnes d’arachide en stockage dans les entreprises de décorticage ou traitement, cette mesure renvoie près de 20.000 chefs de famille en chômage dans les communes de Taiba Niassene, Dinguiray, Keur Madiabel, Ndoffane et la plupart des villages situés dans les départements de Nioro et Kaolack.

La cause ! Les opérateurs qui les utilisaient dans leurs petites et moyennes entreprises ne sont plus en mesure de leur verser les redevances qu’ils leur octroyaient quotidiennement. Bientôt deux semaines, cette situation est visiblement constatée partout au sein des collectivités déjà citées et bon nombre de ces citoyens sénégalais craignent le pire dans les jours à venir. Même si aujourd’hui, cette décision qu’on prête à l’Etat est un prétexte pour protéger le maximum d’entreprises industrielles ou notre capital semencier, ces opérateurs pensent qu’elle est devenue en l’espace de quelques semaines un facteur de crise intense et de déstabilisation des familles. Lesquelles ne sont plus capables de couvrir la dépense quotidienne encore moins leurs charges familiales.

Dans ce contexte de pleine crise liée à la Covid-19 où les rentrées financières se font de plus en plus rares au sein des ménages du pays, les chefs de famille peinent à s’offrir convenablement à ce paquet de charges et beaucoup se trouvent à présent dans une impasse totale et ne sont nullement en mesure de trouver une alternative à leurs situations.

L’arachide qui constituait leur principale source de revenu est entre leurs mains et aucune issue favorable pour trouver un autre emploi et soutenir sa famille ne leur sourit. La forte mobilisation qu’ils ont convoquée samedi, à Taiba Niassene, a ainsi été l’occasion pour ces opérateurs de l’exportation de dénoncer les taxes qu’ils jugent illégales infligées aux gros porteurs transportant leurs produits.

Les transporteurs paient désormais 30% den espèces 30% du poids transporté

Depuis l’application des mesures d’interdiction, ces transporteurs sont contraints de payer en espèces 30 % du poids transporté aux services du commerce. Une mesure unilatérale qui n’est applicable qu’aux véhicules affrétés par les entreprises huilières.

Mais le mal le plus amer chez ces producteurs reste la question des dettes contractées auprès des banques et institutions financières. Ces producteurs qui bénéficient aujourd’hui de dettes intercalées entre 10 et 200 millions de Frs craignent de ne plus être en mesure de les honorer à cause des pertes qui se profilent à l’horizon. Et par conséquent, ils redoutent une éventuelle interpellation de leurs contractants en justice.

Sud Quotidien 

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