Investir dans les PME pour réduire son imposition ? Oui, mais avec parcimonie


Pour réduire ses impôts, il est possible d’acquérir des parts de fonds d’investissement de proximité (FIP) ou de fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI).

Jusqu’à la toute fin de l’année, il vous sera possible d’acquérir des parts de fonds d’investissement de proximité (FIP) ou de fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI), dès 1 000 euros.

Ceux-ci investissent au capital de petites et moyennes entreprises régionales (FIP) ou innovantes (FCPI) et vous permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 25 % de votre mise, dans la limite d’un investissement de 12 000 euros pour une personne ou de 24 000 pour un couple. A la sortie, après au moins cinq ans de détention, les éventuelles plus-values seront exonérées d’impôt.

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Bon point : le relèvement du taux cette année, de 18 à 25 %, redonne un peu d’attractivité à ces produits. « C’est au prix d’une prise de risque plus élevée puisque ce taux s’applique uniquement sur la part effectivement investie dans des PME », nuance Eric Girault, dirigeant de Mes-placements.fr.

Par exemple, pour le FCPI Idinvest Patrimoine 2020, le taux de réduction réel est en fait de 23 % puisque la société de gestion n’investit que 92 % du fonds dans les PME, le solde étant placé dans des actifs liquides. Pour relever encore l’impact fiscal, il est possible de se tourner vers un FIP Corse. Consacré aux entreprises de l’île de Beauté, il offre une réduction d’impôt de 30 %.

Privilégier un gestionnaire expérimenté

Risqués par nature, ces produits doivent être abordés avec précaution. D’autant que les capitaux sont bloqués entre sept et dix ans, voire plus, si la revente des participations se passe mal ; par ailleurs, les frais y sont élevés, trop élevés, réduisant mécaniquement le potentiel de gain. Enfin, il faut confier son argent à une société de gestion expérimentée, comme NextStage AM, Idinvest Partners, Vatel Capital ou encore Eiffel IG (ex-Alto Invest)…

Pour cela, un coup d’œil à leur historique de performance, sur les anciennes générations de produits déjà remboursées, est un bon indicateur. A noter que certaines d’entre elles, comme Odyssée Venture ou Vatel Capital, atténuent le risque de leurs portefeuilles en privilégiant l’investissement par des obligations convertibles, support dont le potentiel de performance est plus faible mais dont le risque de perte en capital est également moins important.

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Le contexte est néanmoins plutôt porteur. D’une part, il existe moins d’acteurs que par le passé, la ristourne fiscale ayant été rabotée ces dernières années. D’autre part, « la crise crée un environnement favorable à l’investissement dans les PME puisqu’elle permet aux gérants de réaliser des acquisitions à bon compte et d’apprécier la capacité de résistance des entreprises ciblées », estime Eric Girault.

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