un menuisier-coffreur de la CSE détourne 4 300 000 FCFA de son collègue


 Madiama Ndongo, menuisier-coffreur de son état, aurait pu se passer des services de son collègue pour le recouvrement de l’argent qu’il prêtait aux ouvriers de différents chantiers où il exerce. Sous contrat avec l’entreprise CSE, il est aussi dans la vente de véhicules d’occasion. Travaillant dans un chantier de construction d’une mosquée aux HLM Bopp de Dakar, il fait la connaissance du sieur Babacar Touré dans ce même chantier où ce dernier exerce la même profession que lui.

Ayant confiance en son collègue et étant analphabète en français, il établit avec celui-ci un accord aux termes duquel il mettait à sa disposition une somme d’argent à prêter aux ouvriers du chantier qui en exprimaient le besoin. Suivant cet accord, il remettait souvent à son collègue jusqu’à cinq millions (5 000 000) de francs selon la demande. De ce fait, le mis en cause était chargé de récupérer les créances au niveau des bénéficiaires.

Au mois de novembre 2020, Madiama Ndongo a remis à Babacar Touré successivement des montants de deux millions trois cent mille (2 300 000) FCFA, un million de francs et ensuite deux cent mille (2 00 000) FCFA. Soit un total de 4.300 000 FCFA qui ont été remis sous forme de prêts aux ouvriers du chantier. Le 07 décembre 2020, sachant que les ouvriers ont perçu leurs salaires, Madiama demande à Babacar de lui reverser l’argent collecté. Mais sans succès. Le lendemain, il vient lui déclarer qu’il a été victime d’agression et que l’argent qu’il devait lui remettre a été pris par ses agresseurs. Face à l’insistance de son collègue, il lui déclare ne rien lui devoir.

Excédé par une telle déclaration et n’ayant pas cru à la version de l’agression servie par son collègue, il décide de porter plainte. Devant les enquêteurs, Babacar Touré reconnait une partie des faits tout en soutenant avoir été victime d’une agression. Interrogé sur le fait de savoir s’il confirme avoir nié devoir de l’argent au plaignant, il soutient avoir tenu ces propos sous le choc. Après ses aveux, il a été déféré au parquet en attendant d’être fixé sur son sort.

Le Témoin

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