Lorsque Idy danse et se revendique « dame de compagnie » du président (Marvel Ndoye) – YerimPost


Faut-il en rire ou en pleurer de voir Macky Sall chanter le nom de Idrissa Seck, et ce dernier de danser pour revendiquer sa nouvelle qualité de « dame de compagnie » ? Les deux se haïssent, mais ont une idéologie commune : « la fin justifie tous les moyens ».  

Sur Macky Sall, voici ce qu’en disait Idrissa Seck tout le long du 1er mandat de Macky. « il peut peu – il est incapable, il est incompétent, ne respecte pas sa parole, est assassin de nos enfants, c’est un peureux, il est assujetti aux puissances étrangères,… »,  « quand je le qualifiais de sous-préfet de la France, j’étais trop généreux car il n’est même pas au plus petit échelon du fonctionnaire français vis-à-vis du président Macron ». 

Il faut reconnaitre que les sénégalais en majorité n’en pensent pas moins. Lire ou entendre autre chose à travers les réseaux sociaux, les micros-trottoirs, les discussions dans les grandes places relève de l’exception. C’est la raison pour laquelle Macky Sall, conscient de la déception générale, a orchestré un simulacre d’élection en 2019. Il a d’abord écarté les 2 sérieux opposants qu’étaient Karim Wade et Khalifa Sall par une monstrueuse parodie de justice. Il a ensuite fait écarter 19 autres candidats par un tripatouillage de la constitution et de la loi électorale. Et bien d’autres artifices aussi malhonnêtes les uns que les autres qui apportent de l’eau au moulin de Idrissa le qualifiant de « peureux ».  

Sur Idrissa Seck quant à lui, son parcours donne à se demander à quelle perfidie ne s’est-il pas encore livré ? Quel blasphème n’a-t-il pas encore commis ? Contre quel mentor ne s’est-il pas déjà retourné ? Quel allié politique ou quel électeur n’a-t-il pas encore trahi ? A quel protocole immoral ne s’est-il pas encore livré ? Quelle parole n’a-t-il pas déjà renié ?  

En voilà des questions qui feraient s’emmurer n’importe quel observateur dans un silence profond, peinant à trouver un exemple.  Son nom et son visage sont définitivement inscrits dans les anales politiques du Sénégal comme ceux du plus tortueux des sénégalais. Il en a bouleversé toutes les barrières. La trahison, le reniement, la duperie, semblent être ses seuls outils de travail. Son histoire devrait être enseigné comme ce qu’il ne faut jamais faire en tant que musulman, en tant que talibé, en tant qu’homme politique, en tant que patriote. 

Il n’a pas hésité à trahir et détrousser Abdoulaye Wade, qui le considérait comme son fils et son plus proche confident, avant de le qualifier de « serpent venimeux ». Son histoire avec Abdoulaye Wade rappelle celle de Judas avec le Christ dont il était l’ami, et peut-être même l’un des plus proches, bénéficiait de toute sa confiance, et tenait les cordons de la bourse. Et Judas le trahit pour des deniers.   

Il a trahi et retrahi les sénégalais, leur montrant un visage le jour, fomentant sur leur dos la nuit. Il l’a fait avant les élections de 2007 (les fameuses audiences du palais). Il l’a fait avant et après les élections locales de 2009 (son discours de Thies, etc..). Il l’a fait après les élections de 2012. Et fidèle à sa nature, l’on a tous vu comment il s’est lamentablement illustré lors du dernier remaniement.  

Il a trahi et retrahi ses alliés occasionnels à chaque période électorale.  

Nous avons vu comment Idy utilise sans pudeur la religion, l’Islam, les versets, les confréries pour satisfaire ses objectifs du moment.  

Dans le but de courtiser les juifs, pour des raisons inavouables, il n’a pas hésité à emprunter des versions du sionisme remettant en cause la vraie Qibla, et insultant le monde musulman dans son entièreté. « Dieu, dans le Coran ne parle pas de Makkah, mais de Bakkah, qui renvoie étymologiquement aux pleurs, pourquoi est-ce qu’on penserait que le lieu de pèlerinage serait la Mecque et pas Jérusalem… ». Dixit Idy  

Et au passage il a tenté de banaliser le drame que vivent les palestiniens. « Le conflit israélo-arabe se résume à de petites querelles de demi-frères rivaux ». Dixit Idy. 

Comme le disait feu Sidy Lamine Niasse, par ces blasphèmes répétés et sa manière d’instrumentaliser les versets, « Idrissa Seck est à classer parmi les apostats, et non pas parmi les musulmans ». 

L’homme n’a pas hésité non plus à transhumer d’une confrérie à une autre, se revendiquant subitement « Fervent Mouride » à l’approche des élections, espérant en tirer un bénéfice électoral. 

Avec tout ce dont l’homme s’est montré capable ces 20 dernières années, faut-il s’étonner de l’entendre révéler qu’il négocie depuis 15 mois avec Macky Sall qu’il insultait le jour, excluant fermement toute idée de s’asseoir avec lui pour discuter ? 

Faut-il s’étonner qu’il mette sa volte-face sur le dos du Créateur qui l’aurait contraint à accepter une fonction offerte par un décret alors que lui avait banni toute nomination par décrêt pour le restant de sa vie ?  

Malgré les nombreuses VAR, il n’a aucune gêne à proférer un vulgaire mensonge avec son « Fass Na Yéné », histoire de nous dire que ce serait plutôt à Dieu qu’il faut en vouloir pour sa volte-face à lui. 

Faut-il s’étonner de le voir chanter et danser sans aucune honte au CCIAD pour celui à qui il faisait référence en convoquant un texte du livre sacré disant « Ne confiez pas la gestion de vos affaires aux incapables » ? 

Aucun homme politique sénégalais n’a dans son histoire autant de trahisons, autant de voltefaces, autant de reniements, autant de félonies, autant de protocoles nocturnes. Aucun croyant n’a été aussi loin dans l’instrumentalisation de la religion et des croyances à des fins politiciennes.  

Idy se sait fini politiquement, les milliards de fonds secrets dérobés à Wade se sont épuisés, les membres de son parti et ses amis l’ont quitté. Depuis les élections présidentielles de 2007, il ne fait que dégringoler. Aux dernières élections présidentielles 2019, avec autant d’alliés politiques ayant appelé leur militants et sympathisants à voter pour Idy, à sa place même un Yawou Dial aurait réussi à amener Macky Sall au 2ème tour. Mais Idy repousse bien plus qu’il n’attire car à lui seul il est incapable de réaliser 3% à ce jour.  

Idrissa Seck a bien compris que Macky Sall préfère s’entourer d’hommes sans foi ni loi, de politicards professionnels, de prédateurs, de brigands comme ce député appelant à sortir les machettes contre les sénégalais qui imposeront à Macky Sall le respect de la constitution et de son esprit. Il s’est alors engouffré dans cette brêche. 

Macky Sall sait que Idy est le « serpent venimeux » décrit par Wade. Il avait même sommé ses hommes de ne plus lui parler de Idy. Alors il va s’amuser à l’humilier, à le voir danser, à l’entendre chanter ses louanges bien plus fort que ceux qu’il qualifiait de « dames de compagnie du Président ».   

Entre les deux hommes, « la trahison n’est qu’une question de date ». 

MARVEL NDOYE 



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