Promenade en photos dans les parcs et jardins de la ville de Paris le jour de leur réouverture


Parc des Buttes Chaumont le 30 mai 2020 © Agnès Dherbeys/MYOP pour Le Monde

AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »

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Publié aujourd’hui à 01h34, mis à jour à 01h39

Les espaces verts parisiens ont finalement été autorisés à anticiper le début officiel de la « phase 2 » du déconfinement, qui doit débuter mardi 2 juin, pour permettre aux habitants de profiter du soleil pendant le week-end prolongé de la Pentecôte. La photographe Agnès Dherbeys est allée voir, samedi 30 mai, si les joggeurs, familles, enfants, et groupes de jeunes étaient bien de retour sur les pelouses dès ce premier jour d’ouverture ensoleillé.

Parcs et jardins faisaient l’objet, depuis la fin du confinement, d’un bras de fer entre le gouvernement et la municipalité parisienne, la maire Anne Hidalgo réclamant leur ouverture. Seuls les grands espaces verts situés à la périphérie de la capitale, comme le bois de Boulogne et celui de Vincennes, étaient accessibles. De nombreux parisiens s’y étaient d’ailleurs précipités dès la levée des restrictions de sortie, le 11 mai, tout comme sur les quais de la Seine et le long des canaux qui parcourent la ville.

Le passage de la région Ile-de-France du « rouge » au « orange » a eu raison des réticences du gouvernement, les autorités ayant aussi renoncé à l’idée de « parcs dynamiques » dans lesquels il aurait été autorisé de se promener mais pas de s’asseoir sur les pelouses ou de pique-niquer.

Sur son site, la municipalité précise les précautions à prendre : la distanciation physique doit être respectée et les regroupements ne doivent pas dépasser dix personnes. Le port du masque est recommandé. « Si la situation sanitaire l’y oblige, la maire de Paris pourra solliciter le préfet de police pour rendre le port du masque obligatoire », avertit-elle.

« Cela fait 25 ans que je vis ici, c’est un peu comme mon jardin », explique Axelle, rencontrée à 7 h 30, samedi 30 mai, au parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris. Elle promène son chien Baya (15 ans) qui retrouve son parcours habituel après deux mois et demi d’attente.
« Cela fait 25 ans que je vis ici, c’est un peu comme mon jardin », explique Axelle, rencontrée à 7 h 30, samedi 30 mai, au parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris. Elle promène son chien Baya (15 ans) qui retrouve son parcours habituel après deux mois et demi d’attente. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Mirek, 43 ans, habite la proche banlieue parisienne. Il est venu très tôt ce matin aux Buttes-Chaumont, pour « en profiter avant qu’il n’y ait trop de monde ».
Mirek, 43 ans, habite la proche banlieue parisienne. Il est venu très tôt ce matin aux Buttes-Chaumont, pour « en profiter avant qu’il n’y ait trop de monde ». AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Des distributeurs de gel hydroalcoolique ont fait leur apparition aux entrées du parc des Buttes-Chaumont.
Des distributeurs de gel hydroalcoolique ont fait leur apparition aux entrées du parc des Buttes-Chaumont. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Sofiane vient de déménager dans le quartier. C’est la première fois qu’il vient faire du sport au parc en tant que résident.
Sofiane vient de déménager dans le quartier. C’est la première fois qu’il vient faire du sport au parc en tant que résident. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Joggers et promeneurs du matin se croisent dans les allées des Buttes-Chaumont.
Joggers et promeneurs du matin se croisent dans les allées des Buttes-Chaumont. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Au petit square du Temple, dans le 3e arrondissement de Paris, l’usage des jeux pour les enfants n’est pas autorisé.
Au petit square du Temple, dans le 3e arrondissement de Paris, l’usage des jeux pour les enfants n’est pas autorisé. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Le jardin du Luxembourg, dans le 6e arrondissement de Paris, avec le bâtiment du Sénat en arrière-plan.
Le jardin du Luxembourg, dans le 6e arrondissement de Paris, avec le bâtiment du Sénat en arrière-plan. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Madame Reigner, 24 ans, lit un ouvrage d’économie au jardin du Luxembourg. Elle a passé le confinement à Londres, en famille, mais elle se dit très heureuse de retrouver son « parc du week-end ».
Madame Reigner, 24 ans, lit un ouvrage d’économie au jardin du Luxembourg. Elle a passé le confinement à Londres, en famille, mais elle se dit très heureuse de retrouver son « parc du week-end ». AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Aziz, responsable des poneys du jardin du Luxembourg. Il trace au sol une ligne pour marquer l’emplacement de la file d’attente.
Aziz, responsable des poneys du jardin du Luxembourg. Il trace au sol une ligne pour marquer l’emplacement de la file d’attente. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Ces parents sont ravis de retrouver les poneys du jardin du Luxembourg avec leurs jumelles de 4 ans et demi. Le couple travaille dans la finance et habite le quartier. Ils ont passé le confinement en télétravail. « On faisait seulement des promenades autour de la place du Panthéon, ou de la Sorbonne. Mais c’est pas pareil ».
Ces parents sont ravis de retrouver les poneys du jardin du Luxembourg avec leurs jumelles de 4 ans et demi. Le couple travaille dans la finance et habite le quartier. Ils ont passé le confinement en télétravail. « On faisait seulement des promenades autour de la place du Panthéon, ou de la Sorbonne. Mais c’est pas pareil ». AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Jena, 18 ans, s’occupe des « Voiliers du Luxembourg », que les visiteurs louent pour les faire naviguer sur le grand bassin du jardin.
Jena, 18 ans, s’occupe des « Voiliers du Luxembourg », que les visiteurs louent pour les faire naviguer sur le grand bassin du jardin. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Le square Louise Michel, au pied du Sacré-Cœur de Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris, a aussi réouvert le 30 mai. En revanche les équipements pour les enfants sont toujours interdits d’accès, entourés de rubalise.
Le square Louise Michel, au pied du Sacré-Cœur de Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris, a aussi réouvert le 30 mai. En revanche les équipements pour les enfants sont toujours interdits d’accès, entourés de rubalise. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Le parc Martin-Luther-King, dans le 17e arrondissement de Paris, le 30 mai.
Le parc Martin-Luther-King, dans le 17e arrondissement de Paris, le 30 mai. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
« C’est la libération ! », s’exclament en cœur Alix (à gauche) et Sandra. Elles sont étudiantes mais ont vécu tout le confinement chez leurs parents respectifs. Sandra confie qu’aujourd’hui, c’est sa première « grande sortie » depuis le 11 mai : « On a laissé les autres sortir au début pour voir comment ça allait se passer, et là, aujourd’hui c’est notre tour ! Et dans l’herbe en plus ! »
« C’est la libération ! », s’exclament en cœur Alix (à gauche) et Sandra. Elles sont étudiantes mais ont vécu tout le confinement chez leurs parents respectifs. Sandra confie qu’aujourd’hui, c’est sa première « grande sortie » depuis le 11 mai : « On a laissé les autres sortir au début pour voir comment ça allait se passer, et là, aujourd’hui c’est notre tour ! Et dans l’herbe en plus ! » AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Emilie, Julien et leur fils Léon, ont vécu tout le confinement à Paris. Avant la crise sanitaire, ils venaient dans le parc Martin-Luther-King chaque weekend et retrouvent à présent leurs habitudes.
Emilie, Julien et leur fils Léon, ont vécu tout le confinement à Paris. Avant la crise sanitaire, ils venaient dans le parc Martin-Luther-King chaque weekend et retrouvent à présent leurs habitudes. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Nasser (à droite) et Hamid sont amis et se retrouvent pour boire un coup au parc Martin-Luther-King, avec leur bouteille respective. « Quand il n’y avait pas le parc, on marchait dans la rue, c’etait franchement moins bien ! »
Nasser (à droite) et Hamid sont amis et se retrouvent pour boire un coup au parc Martin-Luther-King, avec leur bouteille respective. « Quand il n’y avait pas le parc, on marchait dans la rue, c’etait franchement moins bien ! » AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Le gazon du parc de la place des Vosges, dans le 4e arrondissement de Paris, est de nouveau accessible.
Le gazon du parc de la place des Vosges, dans le 4e arrondissement de Paris, est de nouveau accessible. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Eliane, retraitée a choisi de venir se promener place des Vosges en ce jour de réouverture des espaces verts de la capitale. « C’est une très belle place, je l’apprécie depuis toujours et il n’y a pas de jeux pour enfants donc c’est plus calme. »
Eliane, retraitée a choisi de venir se promener place des Vosges en ce jour de réouverture des espaces verts de la capitale. « C’est une très belle place, je l’apprécie depuis toujours et il n’y a pas de jeux pour enfants donc c’est plus calme. » AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Retour aux Buttes-Chaumont pour la fin de cette première journée de réouverture des parcs et jardins de la ville de Paris. Les pelouses sont désormais couvertes de petits groupes, nombreux mais espacés les uns des autres.
Retour aux Buttes-Chaumont pour la fin de cette première journée de réouverture des parcs et jardins de la ville de Paris. Les pelouses sont désormais couvertes de petits groupes, nombreux mais espacés les uns des autres. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »

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