à Marseille, la droite appelle à l’union contre le « péril rouge »


La candidate (LR) aux municipales à Marseille, Martine Vassal, le 14 avril 2020.
La candidate (LR) aux municipales à Marseille, Martine Vassal, le 14 avril 2020. CHRISTOPHE SIMON / AFP

« C’est nous ou les amis de monsieur Mélenchon. » La candidate Les Républicains (LR) aux municipales de Marseille, Martine Vassal, et le président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Renaud Muselier, ont appelé, lors d’une visioconférence de presse conjointe samedi 30 mai, leur « famille politique de la droite et du centre » à rejoindre un « pacte de raison » avant le second tour. Un pacte pour battre l’écologiste Michèle Rubirola, la candidate du Printemps marseillais, union à gauche arrivée en tête le 15 mars et qui peut, reconnaît Mme Vassal, « gagner Marseille » le 28 juin.

Ecartant la possibilité de voir le Rassemblement national (RN) – pourtant en capacité de se maintenir dans les huit secteurs de la ville – arriver jusqu’à la mairie centrale, Mme Vassal et M. Muselier agitent désormais le spectre qui peut sembler anachronique d’un « péril rouge » qui entraînerait, à leurs yeux, « le déclin de Marseille, le retour en arrière ». « C’est un choix binaire entre l’ultragauche et une équipe qui a été renouvelée et veut se tourner vers l’avenir de Marseille », assure la présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence et du département des Bouches-du-Rhône.

« On essaie de faire fuir les entreprises ou de les attirer ? On essaie d’aider les gens ou de leur faire peur ? », interroge la candidate LR, pour qui Le Printemps marseillais symbolise « le chaos, la violence, les collectifs qui cassent tout dans le centre-ville ». « L’extrême gauche, on sait ce que c’est », poursuit Mme Vassal, évoquant « la vision du Printemps marseillais de salles de shoot en bas de tous les immeubles, faire un centre d’accueil de migrants par quartier… ». Autant de points qui ne figurent pas dans le programme de son adversaire.

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Pour la candidate LR et le président de la région, la très large union réunissant des membres de collectifs citoyens et des représentants d’une dizaine de formations politiques – d’Europe Ecologie-Les Verts à La France insoumise, en passant par le Parti socialiste, Génération.s ou Place publique – constitue « un faux nez des amis de M. Mélenchon ».

Argumentaire binaire

M. Muselier, dont l’élection en 2015 à la région face à Marion Maréchal-Le Pen doit beaucoup au désistement de la gauche, en veut pour preuve irréfutable la présence, comme tête de liste dans le 1er secteur, de Sophie Camard, suppléante du député LFI, et elle-même ancienne vice-présidente de la région sous le mandat de Michel Vauzelle. « Est-ce qu’on veut que cette ville passe aux rouges ? », insiste Mme Vassal.

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