Avant le débat parlementaire, l’application StopCovid présentée comme « prête »


NICOLAS SIX / « LE MONDE »

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Publié aujourd’hui à 20h49, mis à jour à 22h55

L’application française de suivi de contacts StopCovid, en chantier depuis deux mois, n’attend plus que le feu vert des députés, qui doivent en débattre mercredi 27 mai. Enfin !, serait-on tenté de dire, tant le cheminement de cette application a parfois semblé chaotique. On oublierait, sans doute, que l’idée même d’une telle application n’existait pas il y a quelques semaines et que des scientifiques du monde entier ont dû, pour la concevoir, quasi partir de zéro.

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Toujours est-il que la version française de cet outil numérique ambitieux et controversé, censé identifier les personnes ayant côtoyé un malade du Covid-19 grâce aux smartphones, pourrait être disponible sur les iPhone et terminaux Android lundi 1er ou mardi 2 juin – à condition, bien sûr, d’un vote favorable des parlementaires.

Le décret légalisant l’application est presque finalisé

Le gouvernement se dit prêt. Le décret légalisant l’application est presque finalisé. Il a fait, mardi 26 juin, l’objet d’un avis essentiellement positif de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Une campagne de communication, pour inciter les Français à télécharger l’application, est sur les rails. Quant à l’application elle-même, « on peut considérer aujourd’hui qu’elle est prête », affirme au Monde, mardi 26 mai, le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O. « A l’heure actuelle, la feuille de route est tenue », confirme Bruno Sportisse, le directeur de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), qui chapeaute le projet.

De premiers détails concrets

De premiers détails concrets ont aussi commencé à filtrer. De premières images de l’application qui pourrait être proposée aux Français, d’abord, diffusées par Bercy.

L’écran d’accueil de l’application StopCovid.
L’écran d’accueil de l’application StopCovid. GOUVERNEMENT.FR

Le mode de fonctionnement en cas d’alerte, ensuite. Si l’application avertit son utilisateur qu’il a côtoyé une personne diagnostiquée positive au Covid-19, l’application lui recommandera de s’isoler et de contacter son médecin afin que celui-ci lui prescrive un test. A partir de là, le patient entrera dans le dispositif de suivi des cas contacts classiques mis en place par les autorités sanitaires.

Si le résultat du test est positif, un code (une suite de caractères ou un code QR) lui sera remis afin qu’il puisse le signaler dans l’application et que les utilisateurs de StopCovid qu’il a côtoyés soient, à leur tour, avertis par une alerte sur leur téléphone. Les développeurs de l’application travaillent aussi sur un objet connecté, en l’occurrence une montre, à destination des personnes ne disposant pas de téléphone « intelligent ». Devant les députés de la commission des lois, Cédric O a dit, mardi 26 mai, avoir « bon espoir » de « lever les barrières technologiques » pendant l’été. Reste la question du prix : « 40 à 50 euros » par montre, selon le secrétaire d’Etat.

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