RDC: l’Angola et le Kenya pour inaugurer la première tournée de Félix Tshisekedi



Quand à la veille de Noël 2016, les évêques de RDC peinent à mettre les acteurs de la crise politique congolaise d’accord, le gouvernement angolais décide de retirer ses officiers encore stationnés dans le pays. Le geste est loin d’être symbolique. Le deuxième et dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila se termine et Luanda avait toujours été accusé par l’opposition d’assurer sa protection et son maintien au pouvoir.

A l’époque, le président s’appelle José Eduardo dos Santos et l’Angola partage ses inquiétudes avec l’autre voisin, Brazzaville, mais aussi l’Eglise catholique. Pendant des mois, les démarches des uns et des autres semblent parfaitement coordonnées pour empêcher un troisième mandat jugé trop dangereux. L’élection de Joao Lourenço ne change pas grand-chose pour Joseph Kabila. Juste avant de finalement désigner un dauphin, c’est à Luanda que le président congolais se rend, lui qui disait refuser toute pression extérieure.

Mais la crise post-électorale – la contestation des résultats et le partage du pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi suscitent de nouvelles inquiétudes. L’Angolais Joao Lourenço aurait œuvré avec le Rwandais Paul Kagamé et d’autres pays voisins pour obtenir la suspension de la proclamation des résultats définitifs et ouvrir des négociations, ce que Kinshasa a refusé. Et ce n’est qu’à la veille de l’investiture que Luanda a fini par féliciter le nouveau président et s’est dit prêt à collaborer avec lui.



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