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l’argent content des sabreuses françaises en escrime


Les sabreuses françaises, Manon Brunet, Cécilia Berder, Charlotte Lambach et la remplaçante Sara Balzer après leur victoire contre l’Italie en demi-finale, le 31 juillet 2021 à Tokyo.

A l’image de Manon Brunet, elles s’étaient fait une promesse : « Ne pas revivre le scénario de Rio ». Mission accomplie ! Les Françaises du sabre sont devenues vice-championnes olympiques à Tokyo, samedi 31 juillet, battues par des Russes impériales en finale (45-41).

Déjà présentes au Brésil, Cécilia Berder, Manon Brunet et la désormais jeune retraitée Charlotte Lembach effacent les regrets des Jeux de 2016 avec la défaite dès les quarts de finale contre l’Italie suivie d’une très longue journée à tirer pour des matchs de classement sans enjeu.

« On était venue pour l’or, mais on va la savourer cette médaille », assurait Lembach (33 ans) au micro de France Télévision quelques minutes après le dernier assaut de sa carrière. Qu’on préfère l’usage de Russie à celui de « ROC » (Comité olympique russe), les clientes restaient les mêmes pour les Françaises avec la championne olympique en individuel, Sofia Pozdniakova, et sa dauphine Sofia Velikaya.

« Les Russes, je les connais, j’ai tellement tiré contre elles ! Enfin, je dis les Russes, c’est le ROC maintenant. A nous de danser le rock ! », préférait en plaisanter Cécilia Berder en zone mixte avant la finale.

Pendant la moitié du match, Berder et ses coéquipières ont mené la danse. A 20-14 après le relais d’une Manon Brunet très inspirée tout au long de la journée, l’exploit semblait possible face aux championnes olympiques en titre.

Mais, comme face à l’Italie en demi-finales (un 18-5 concédé à la remplaçante Michela Battiston), Charlotte Lembach allait connaître un trou noir encaissant un 11-3 de la part d’Elena Nikitina.

« On se donne rendez-vous dans trois ans »

Jean-Philippe Daurelle, l’entraîneur national en charge du sabre, envoyait alors la remplaçante Sara Balzer au front, mais le mal était fait. Cecilia Berder refusait pourtant la défaite pour entretenir un début de suspens face à Velikaya, mais la vice-championne olympique finissait par inscrire la 45e touche à sa 4e tentative.

Pour les Françaises, cette médaille d’argent vient toutefois concrétiser une belle constance lors des grands rendez-vous depuis Rio : championnes du monde en 2018 et deuxièmes en 2019.

Médaillée de bronze en individuel, Manon Brunet donnait rendez-vous en 2024 : « On a fait une belle escrime et on se donne rendez-vous dans trois ans ». A Paris, la Lyonnaise n’aura jamais que 28 ans. Plus âgée de six ans, Berder a aussi prévu de continuer à porter le fer avant de pleinement se consacrer à son autre carrière, celle de journaliste.

Lire aussi : L’escrimeuse Manon Brunet, médaillée de bronze, vainc le traumatisme

Après le zéro pointé historique de Londres en 2012 et le sursaut de Rio quatre ans plus tard (trois médailles, dont un titre), l’escrime tricolore confirme son redressement : elle affiche désormais un total de quatre médailles à Tokyo, après l’or de l’épéiste Romain Cannone, le bronze de Manon Bruno et l’argent des filles du fleuret.

Vice-championne olympique en 2016, l’équipe masculine de fleuret espère encore améliorer ce bilan lors de la dernière épreuve, dimanche.

Le Monde

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