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Fatou Faye par jalousie entaille la joue de la supposée « niarel » de son amant


Fatou Faye a été jugée ce mardi 27 juillet 2021 par le tribunal des flagrants délits de Dakar pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 16 jours, détention illégale d’arme blanche et menace par voie de fait. Pour ce délit, elle a été condamnée à 1 mois assorti de sursis. 
 
Comme la jalousie peut rendre aveugle parfois! C’est le cas de Fatou Faye qui a failli défigurer sa présumée rivale à cause de son amant. Devant le prétoire, la plaignante Aicha Mbow, née le 13 février 1995 à Dakar, commerçante, domiciliée à la rue 29 x 31 de la Médina est revenue sur les faits. « Ce jour-là, je me suis rendue à l’atelier du sieur Maguette Seck, cordonnier, pour commander des chaussures que je revends avec les vêtements que je confectionne. J’ai commencé à taquiner le susnommé comme j’ai l’habitude de le faire. Et c’est à ce moment qu’un vendeur de lunettes est arrivé et le sieur Maguette Seck a voulu s’acheter une paire. À cet effet, il a essayé une paire et a demandé à sa copine, la nommée Fatou Faye de voir si les lunettes lui allaient bien, mais cette dernière lui a rétorqué de s’adresser à moi, comme je me réclame d’être la seconde femme du sieur Seck, » narre t-elle.
 
Elle poursuit : « j’ai réagi en lui disant que c’est joli et elle dit ignorer les propos de la nommée Fatou Faye, car, dit elle, elle ne la connaissait pas et qu’elle ne voulait pas causer de problème. C’est à sa grande surprise que la susnommée s’est levée et s’est jetée sur elle et l’a roué de violents coups ». Aussi, les sieurs Bara Mbow et Maguette Sow sont intervenus et l’ont fait sortir de l’atelier. « Non satisfaite, elle est revenue et s’est emparée d’un couteau qui était sur la table et s’est à nouveau jetée sur moi, » ajoute-t-elle. C’est sur ces entrefaites qu’elle lui a entaillé la joue et en levant sa main pour se protéger, Fatou Faye lui a coupé la main. Elle raconte qu’elle a commencé à perdre beaucoup de sang. « Non satisfaite, la nommée Fatou Faye m’a fait savoir étant donné que j’étais plus belle qu’elle, elle allait me détruire en m’infligeant des cicatrices avant de me tuer et par la suite tuer ma sœur et toute ma famille, » explique-t-elle. Sur ce, le sieur Maguette Seck l’a de nouveau fait sortir de l’atelier et le sieur Bara Mbow a conduit d’urgence Adji Mbow à l’hôpital, car elle a commencé à perdre beaucoup de sang. « C’est à la suite de ma consultation que le médecin traitant m’a remis un certificat d’incapacité de travail de 16 jours assorti de médicaments et un autre rendez-vous », a expliqué la victime.
  
A son tour, la mise en cause Fatou Faye née le 11 janvier 1999 à Dakar, domiciliée à la rue 33 x 22, vendeuse célibataire sans enfant, reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Cependant, elle nie avoir blessé la dame avec un couteau. Elle explique que le 13 juillet 2021, vers 20 heures, elle s’était rendu à l’atelier de son copain le sieur Maguette Seck. Quelques minutes, plus tard, la dame Adji Aïcha Mbow est arrivée et a salué tous ceux qui étaient sur place en l’ignorant et elle a fait de même. « Elle s’est mise à taquiner le sieur Seck, mon copain pour lui dire qu’elle sera sa seconde épouse, de ce fait, elle va lui offrir des boubous pour ses enfants et lui, car le susnommé lui avait dit qu’il ne va pas acheter ses habits, car la dernière fois, ce qu’elle lui a vendu n’était pas bon. » Elle fait savoir que c’est en ce moment qu’un vendeur de lunettes est arrivé et le sieur Seck a choisi une paire et lui a demandé si cela lui allait.
 
 
 
 
 
Frustrée, je lui ai demandé de demander à sa supposée seconde épouse. À cet effet, la dame Mbow lui a dit que cela lui allait à merveille. « C’est dans ce contexte que je me suis levée et que je me suis jetée sur la dame Mbow en entaillant sa joue avec mes ongles. C’est ainsi que les sieurs Seck et Mbow sont intervenus et nous ont séparés. Sur ce, le sieur Seck l’a fait sortir de l’atelier. Cependant, elle est revenue, dit elle, pour récupérer sa pochette et son téléphone portable. « Dès que la dame Mbow m’a vu, elle a pris un marteau, c’est sur ces entrefaites que j’ai pris moi aussi un couteau. Cependant, le sieur Seck m’a de nouveau fait sortir.
 
 
 
 
 
Interrogé par le ministère public qui lui rappelle ses propos à l’enquête préliminaire, lors de laquelle Fatou Faye aurait déclaré avoir agi sous le coup de la colère et par jalousie, elle répond qu’elle n’a jamais dit cela.
 
Elle précise qu’elle n’a pas eu le temps de parler et qu’elle ne l’a jamais menacée, mais avoue qu’elle l’a attaquée en premier.
 
 
 
 
 
Désigné comme témoin dans cette affaire, Maguette Seck né le 03 février 1984 à Ngaye, explique qu’un vendeur de lunettes est venu dans son atelier alors qu’elles étaient toutes les deux dans son atelier. « C’est sur ces entrefaites que j’ai demandé à Fatou Faye de voir si les lunettes étaient belles. Mais elle refuse en me demandant de recueillir l’avis de la dame Mbow. Et cette dernière m’a dit que les lunettes m’allaient à merveille. C’est par la suite que Fatou Faye s’est levée et s’est jetée sur elle. J’ai entendu que Fatou Faye avait un couteau, mais je ne l’ai pas vu, explique t-il avec regret.
 
 
 
Sur ce, la partie civile demande au tribunal de déclarer la femme Fatou Faye coupable des faits et d’allouer une somme de 1 million de francs pour réparation du préjudice et fixe la contrainte par corps au maximum.
 
 
 
Dans son réquisitoire, le parquet a qualifié les faits de constants car après l’avoir blessée, elle est revenue pour proférer des menaces de la défigurer. C’est pourquoi, il a requis 1 mois d’emprisonnement ferme. Quant à la défense, elle demande la clémence du tribunal.
 
 
 
 
 
Finalement, le juge a déclaré la prévenue coupable et l’a condamnée à 1 mois de sursis, pour coups et blessures volontaires assortis d’une amende de 300 000 francs pour réparation du préjudice avant de la relaxer des menaces de violence.
 
 
 
 

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