Economie

L’ex-roi d’Espagne Juan Carlos régularise sa situation en versant près de 4,4 millions d’euros au fisc


Parti en exil en août à Abou Dhabi alors que se multipliaient les soupçons sur l’origine opaque de sa fortune, Juan Carlos, 83 ans, est visé par trois enquêtes au total.

En exil à Abou Dhabi et visé par plusieurs enquêtes judiciaires, l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos a régularisé sa situation, a annoncé, vendredi dans un communiqué, Javier Sanchez-Junco, son avocat.

« Juan Carlos m’a donné l’instruction de communiquer le fait qu’il ait présenté aux autorités fiscales une déclaration spontanée qui a entraîné une dette fiscale de 4 395 901,96 euros », a indiqué son avocat, confirmant ainsi des informations de presse.

Ce versement a pour but de régulariser les obligations fiscales découlant de vols en jet privé dont l’ancien monarque avait bénéficié et qui avaient été payés par une fondation basée au Liechtenstein appartenant à l’un de ses cousins éloignés. C’est la deuxième fois que l’ancien souverain règle ainsi ses dettes avec l’administration fiscale.

En décembre, il avait déjà versé près de 680 000 euros, une régularisation liée à une enquête anticorruption portant sur l’utilisation par Juan Carlos de cartes de crédit liées à des comptes bancaires aux noms d’un entrepreneur mexicain et d’un officier de l’armée de l’air espagnole. Dans cette affaire, la justice cherche à déterminer s’il a utilisé des prête-noms pour blanchir de l’argent après 2014, date de son abdication et, donc, de la fin de son immunité de chef d’Etat.

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Trois enquêtes visent l’ancien souverain

Parti en exil en août à Abou Dhabi alors que se multipliaient les soupçons sur l’origine opaque de sa fortune, Juan Carlos, 83 ans, est visé par trois enquêtes au total.

La principale, ouverte par la justice espagnole après l’enquête lancée par son homologue suisse, vise à déterminer si l’ex-roi a empoché une commission dans le cadre de l’attribution à des entreprises espagnoles d’un contrat pour la construction d’un train à grande vitesse en Arabie saoudite en 2011.

Une autre a été ouverte après un rapport du service de prévention du blanchiment de capitaux et confiée à la Cour suprême, seule habilitée à juger l’ancien souverain. Selon la presse, elle porte sur des sociétés liées à l’ex-roi et situées dans des paradis fiscaux.

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Le Monde avec AFP

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