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Liz Cheney, figure de la rupture entre Donald Trump et une partie des républicains américains


L’élue républicaine à la Chambre des représentants, Liz Cheney, à Washington, le 14 novembre 2018.

Les digues autour de Donald Trump continuent de céder. Liz Cheney, élue à la Chambre des représentants du très conservateur Etat du Wyoming, a annoncé qu’elle voterait, mercredi 13 janvier, en faveur de la mise en accusation de Donald Trump pour « incitation à l’insurrection » lors d’un discours prononcé le 6 janvier à Washington devant ses partisans. Avant de lancer ses partisans à l’assaut du Capitole, le président l’avait prise pour cible nommément. « Nous devons nous débarrasser des membres du Congrès qui sont faibles, de ceux qui ne sont pas bons… des gens comme Liz Cheney. »

Dès son deuxième mandat, elle est devenue, en tant que présidente de la conférence du Parti républicain, la « numéro trois » du Grand Old Party (GOP) à la Chambre des représentants. Elle est aussi la fille de Dick Cheney, celui qui a été le vice-président de George W. Bush entre 2001 et 2009. Surnommé le « Machiavel du Wyoming », il est l’un des acteurs-clés de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Il a également fait l’objet d’un biopic à charge, Vice d’Adam McKay (2019). Et il est sans doute le républicain le plus détesté avant Donald Trump.

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Dans un communiqué, Liz Cheney écrit qu’« il n’y a jamais eu plus grande trahison par un président des Etats-Unis de ses fonctions et de son serment envers la Constitution » que lorsque Donald Trump a incité ses partisans à marcher sur le Capitole. En réclamant justice, elle se distingue au sein du Parti républicain et prépare l’après.

Ancrée au sein des « faucons »

Mais avant de prendre ses distances avec le président, Liz Cheney a toujours fait figure de bon petit soldat du GOP. En août 2013, le magazine conservateur Newsmax voyait en elle l’une des « 25 femmes les plus influentes » du parti. Un temps chroniqueuse sur Fox News, elle se lance en politique en 2014 et entre à la Chambre des représentants en 2017. Réélue à deux reprises, elle porte haut les couleurs conservatrices.

Donald Trump donnant son stylo à Liz Cheney, à Washington, le 27 mars 2017.

Ancrée au sein des « faucons » – les partisans de l’affirmation de la puissance des Etats-Unis et des rapports de force plus que de la voie diplomatie –, elle n’hésite jamais à ferrailler contre les démocrates. En mars 2019, elle les décrit comme le « parti de l’antisémitisme, (…) de l’infanticide, (…) du socialisme ». En février de la même année, elle résume ainsi leur programme : « Ni Dieu, ni 2e amendement, ni protection des bébés, ni liberté d’expression, ni liberté de religion, pas d’avions, pas de voitures, pas de vaches… »

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