Environnement

les voitures électriques de plus en plus compétitives à l’usage


La Hyundai Ioniq est disponible à la fois en version hybride et hybride rechargeable, mais également en version 100 % électrique.

Plus 16 % pour les voitures électriques, + 34 % pour les hybrides et… + 217 % pour les modèles hybrides rechargeables. Pas de doute, ces taux de progression relevés fin septembre traduisent le décollage tant attendu des ventes de véhicules électriques et hybrides dans les entreprises en France. Un décollage qui doit beaucoup à la fiscalité automobile appliquée cette année à l’usage de ces modèles. C’est ce que relève l’observatoire des véhicules d’entreprises (Arval Mobility Observatory) qui, comme tous les ans, a mené l’enquête sur l’évolution des coûts d’usage (ou TCO) des véhicules thermiques, hybrides et électriques [le TCO (total cost of ownership) intègre le prix d’achat du véhicule, les frais financiers, la valeur prévisible de revente, la consommation, les coûts d’entretien, la fiscalité et les charges sociales sur les avantages en nature].

Exemple le plus parlant quant aux variations de TCO entre les différentes versions d’un même modèle : celui de la Peugeot 208. Ce modèle électrique affiché au tarif de 28 450 € (bonus de 5 000 € déduit) présente des coûts d’usage inférieurs à ceux des modèles thermiques équivalents, quel que soit le kilométrage qui sera parcouru durant son utilisation. Ainsi, malgré un surcoût de près de 7 000 € par rapport à la version diesel, la 208 électrique propose un prix de revient kilométrique de 0,253 €, contre 0,281 € pour la diesel et 0,310 € pour la version essence durant quarante-huit mois d’utilisation ou 100 000 km.

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La principale raison de cet écart favorable au modèle électrique tient au bonus écologique de 5 000 € dont il bénéficie et à l’exemption de taxe sur les véhicules des sociétés (TVS), liée à l’absence d’émissions de CO2. A ces atouts fiscaux s’ajoutent un poste de coût énergie limité, un budget entretien-maintenance réduit par rapport à celui des modèles thermiques et une bonne valeur de revente.

L’électrique n’est pas toujours le plus avantageux

Pas question cependant d’imaginer que les modèles électriques sortent forcément vainqueurs lorsqu’ils sont opposés à leurs équivalents essence ou diesel. Bien qu’elle soit la voiture électrique la plus vendue en France, la Renault ZOE est perdante si on compare ses coûts d’usage à ceux de la Renault Clio essence ou diesel. Dans cette opposition entre citadines thermique et électrique, la Clio essence est mieux placée pour des utilisations jusqu’à 100 000 km, constate l’observatoire du véhicule d’entreprise, tandis que, à partir de 120 000 km d’usage, c’est la version diesel qui reprend ses droits.

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