Uncategorized

vainqueur l’an passé, Egan Bernal abandonne avant l’étape reine


Egan Bernal lors de la 15e étape du Tour, le 13 septembre.

Il ne découvrira pas le nouveau toit du Tour, un col inédit, « quelque chose qui n’existe pas » à en croire le directeur de l’épreuve, Christian Prudhomme, taillé pour les purs grimpeurs comme lui. Au matin de la 17e étape du Tour de France, mercredi 16 septembre, qui s’achèvera au sommet du col de la Loze, Egan Bernal, le Colombien vainqueur de l’édition l’an passé, quitte le Tour.

En panne sèche, dimanche, sur les pentes du Grand Colombier (Ain), et distancé par l’infernale cadence infligée au peloton par l’équipe Jumbo-Visma, le leadeur d’Ineos-Grenadiers avait abandonné sur la « pyramide du Bugey » tout espoir de doublé, cédant 7 minutes et 20 secondes au maillot jaune Primoz Roglic et à de nombreux concurrents.

Lire aussi Tour de France 2020 : le naufrage d’Ineos, battue à son propre jeu

Dans un communiqué, le patron de l’ex-équipe Sky, Dave Brailsford, a annoncé « avoir pris cette décision en ayant les intérêts d’Egan à l’esprit. C’est un vrai champion qui aime courir, mais c’est également un jeune coureur, qui a de nombreux Tours devant lui. Et dans cette optique, nous estimons qu’il est plus sage pour lui de quitter la course ».

A nouveau distancé mardi, au retour de la journée de repos, le jeune Colombien semble à des années-lumière du coureur aérien qui avait imposé sa loi au Tour de France à 21 ans l’an passé. S’il avait refusé de mettre sa défaillance, dimanche, au compte des séquelles de sa chute lors du Critérium du Dauphiné, à la mi-août, Bernal a semblé à la limite de la rupture depuis le grand départ de Nice.

« La bonne décision dans ces circonstances »

« Ce n’est évidemment pas comme ça que j’imaginais s’achever mon Tour de France, a commenté le coureur dans le communiqué de son équipe. Mais je suis d’accord, il s’agit de la bonne décision dans ces circonstances. J’ai le plus grand respect pour cette course, et j’ai déjà hâte d’y revenir ces prochaines années. »

Egan Bernal ne découvrira pas les pourcentages aigus du col de la Loze mercredi. Seizième du classement général, à plus de 19 minutes du Slovène Primoz Roglic, avec qui on attendait une bataille qui n’aura pas eu lieu, le Colombien quitte la Grande Boucle sans l’achever. Une nouvelle démonstration du pragmatisme de l’équipe britannique Ineos-Grenadiers, qui pour la première fois depuis 2015 se retrouve privée de coureur visant le sacre.

La formation britannique, qui cède cette année sa couronne – pour le moment à la Jumbo-Visma – après huit ans d’un règne sans partage, a préféré retirer son coureur plutôt que l’exposer à une nouvelle défaillance dans l’étape reine du Tour 2020. Ils diffèrent en cela de leurs adversaires français de la Groupama-FDJ, dont le leadeur, Thibaut Pinot, traîne sa peine, handicapé par sa chute lors de la première étape, à Nice. « Le Tour est la seule course qu’on n’abandonne pas », justifiait le Franc-Comptois lundi, pour expliquer son entêtement à poursuivre, là où de très nombreux leadeurs auraient jeté l’éponge. Bernal et Ineos ne partagent d’ailleurs pas cet avis.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Tour de France 2020 : Jumbo-Visma, l’équipe bâtie pour faire dérailler Ineos-Grenadiers



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.