Economie

les conflits communautaires et la pandémie du Coronavirus accentuent la crise alimentaire


La faim en Afrique


Depuis plusieurs décennie, la République Démocratique du Congo fait face aux conflits communautaires et à une spirale d’épidémies, dont la Rougeole, l’Ebola et le Coronavirus. Ces défis favorisent la malnutrition aigüe et entravent l’avenir de 15,6 millions de personnes, selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

15,6 millions de Congolais, dont 3, 4 millions d’enfants, sont affectés par la malnutrition aiguë en République Démocratique du Congo. Selon l’alerte du Programme Alimentaire Mondial (PAM), les longues années de conflits intercommunautaires et les épidémies, dont Ebola, Rougeole, Malaria et le Coronavirus sont à la base DE cette hausse du taux de malnutrition. Cette situation aggravant la crise humanitaire nécessite une aide accrue en vue d’éviter une perte de millions de vies? dans ce pays d’Afrique centrale, alerte l’Agence onusienne.

« Sur les 100 millions de personnes que compte la RDC, quatre sur dix souffrent d’insécurité alimentaire, selon les données les plus récentes à l’échelle du pays », a déclaré Elisabeth Brys, porte-parole du Programme Alimentaire Mondial (PAM), ajoutant que « Pourtant, avec quelque 80 millions d’hectares de terres arables, la deuxième plus grande surface de ce type au monde après le Brésil et la moitié des ressources en eau en Afrique, la RDC a le potentiel de produire plus qu’assez de nourriture pour sa population ».

La partie Est du pays est la plus affectée !

A en croire  l’Agence onusienne, la partie Est de la République Démocratique du Congo est la plus affectée par cette crise alimentaire, qui risque de plonger des communautés dans une situation intenable suite à leur traumatisme par les violences et les guerres à répétition.

« Des décennies de combats ethniques brutaux et opportunistes ont forcé des millions de civils à quitter leurs foyers, souvent à plusieurs reprises. Tant de Congolais sont au bord du gouffre, et risquent encore plus de se retrouver au bord du gouffre. Le monde ne peut pas laisser cela se produire, bien qu’il s’inquiète, à juste titre, du lourd tribut que le Covid-19 fait payer aux vies et aux moyens de subsistance ailleurs », a déclaré Claude Jididar, Représentant du PAM en RDC, cité dans le communiqué de presse.

Pour rappel, lors de sa prise de fonction, le 24 janvier 2019, le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, avait placé la lutte la malnutrition parmi ses priorités.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.