Uncategorized

sans salaire depuis quatre mois, les enseignants du privé appellent au secours



La Mauritanie est très touchée par l’épidémie de Covid-19, c’est pourquoi de nombreuses mesures strictes ont été prises par le gouvernement mauritanien dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus. Au nombre desdites mesures figure la fermeture des écoles jusqu’au 1e septembre prochain. Dans le même temps, le gouvernement exige que les entreprises privées continuent à verser le salaire de leurs employés. Une décision qui n’a pas été respectée par les fondateurs de nombreuses écoles privés qui n’ont pas payé les enseignants depuis 4 mois. Excédés, ces derniers appellent le président de la République au secours. 

En Mauritanie, depuis le 10 mars, le gouvernement a pris de nombreuses mesures drastiques pour endiguer un tant soit peu la propagation de l’épidémie du Covid-19 qui progresse rapidement sur le territoire. L’une de ces mesures est la fermeture des écoles. Le problème avec cette décision, c’est que les enseignants du privé, à l’instar des agents des autres entreprises privées, devaient continuer à percevoir leurs salaires. Mais entre cet idéal et la réalité, il semble bien y avoir une abysse puisque depuis plusieurs mois maintenant ils sont sans salaires. Ils se tournent donc vers le président de la République afin d’obtenir une aide. Avant même de faire appel au Chef de l’Etat, ils avaient déjà mené plusieurs démarches qui ont toutes ont échoué. Selon les sources locales, ils auraient rencontré leurs employeurs ainsi que le ministre du Travail afin de trouver un arrangement, mais sans succès.

Le Secrétaire du syndicat des enseignants du secteur privé du pays, Mohamed Diop, qualifie leur cas comme une urgence et déclare à RFI : « Notre problème est devenu un cas social. Des centaines de familles ne peuvent plus se nourrir, ne peuvent plus se soigner, ne peuvent plus payer leur location, ne peuvent plus payer leurs factures. » Moctar Aress, secrétaire général du syndicat national des promoteurs de l’enseignement privé en Mauritanie est dans la même logique. « Les écoles privées en Mauritanie vivent exclusivement des frais d’écolage versés par les parents d’élèves. L’État n’intervient pas en soutenant l’école privée pour qu’elle puisse faire face à ses dépenses permanentes, donc en priorité le salaire des enseignants », a-t-il déclaré. Les écoles privées du pays appartiennent pour la plupart à des hommes d’affaire nantis. Les enseignants, de leur côté, soutiennent qu’ils ont les moyens de les payer.

Pour rappel, en Mauritanie depuis le début de la crise sanitaire, on dénombre au 28 juin, 4149 cas positifs, 1419 guérisons contre 12 décès.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.