Economie Environnement

les Etats-Unis franchissent la barre des 80 000 morts


La pandémie due au coronavirus a fait au moins 283 978 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’Agence France-presse (AFP) à partir de sources officielles lundi 11 mai à 21 heures (heure de Paris).

Plus de 4 148 350 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 195 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière. Parmi ces cas, au moins 1 396 200 sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, les Etats-Unis ont franchi lundi la barre des 80 000 décès. Suivent le Royaume-Uni avec 32 065 morts pour 223 060 cas, l’Italie avec 30 739 morts (219 814 cas) et l’Espagne avec 26 744 morts (227 436 cas). Parmi les pays les plus durement touchés, la Belgique est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 75 décès pour 100 000 habitants, suivi par l’Espagne (57), l’Italie (51), le Royaume-Uni (47), et la France (41).

  • Plus de 80 000 décès aux Etats-Unis

L’hôpital de campagne installé depuis début avril à Central Park, à New York, était en cours de démontage lundi 11 mai.
L’hôpital de campagne installé depuis début avril à Central Park, à New York, était en cours de démontage lundi 11 mai. TIMOTHY A. CLARY / AFP

Aux Etats-Unis, la barre des 80 000 décès a été franchie. Celle des 100 000 morts pourrait être atteinte d’ici début juin, selon une moyenne de plusieurs modèles épidémiologiques réalisée par des chercheurs de l’université du Massachusetts.

La ville de New York compte à elle seule le quart des morts déplorées, avec près de 20 000 décès. Et ce bilan pourrait être sous-estimé de plusieurs milliers, ont averti lundi les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

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Signe d’une épidémie difficile à maîtriser, le coronavirus a fait son apparition à la Maison Blanche, où une proche collaboratrice du vice-président Mike Pence et un militaire au service de Donald Trump ont été testés positifs en fin de semaine dernière. Le président des Etats-Unis a évoqué la possibilité de limiter ses contacts avec son vice-président.

  • Levée de restrictions à plusieurs vitesses

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a une nouvelle fois appelé à exercer « une extrême vigilance » au moment de lever les restrictions. « Si la maladie persiste à un faible niveau dans des pays qui n’ont pas la capacité d’étudier les foyers, de les identifier, le risque existe toujours que la maladie reparte », a prévenu son responsable des questions d’urgence sanitaire, Michael Ryan.

Dans ce contexte, le premier ministre britannique Boris Johnson, lui-même rescapé de la maladie, a prolongé au moins jusqu’au 1er juin le confinement du Royaume-Uni. Il a toutefois présenté lundi un plan de déconfinement progressif accordant plus de possibilités de sorties, à condition de maintenir ses distances et de rester entre personnes du même foyer.

En Espagne, afin de limiter les risques de propagation, seule une partie du pays a été déconfinée lundi. Plusieurs grandes villes, comme Madrid et Barcelone, restent soumises à de sévères restrictions.

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Toutes les mosquées en Iran vont rouvrir ce mardi dans le cadre de l’assouplissement supplémentaire des restrictions, a rapporté lundi l’agence de presse officielle IRIB. La décision du gouvernement intervient alors même que certaines régions du pays connaissent une hausse des nouveaux cas quotidiens d’infection.

Le président sénégalais Macky Sall a, lui, annoncé un assouplissement des mesures de restriction, à commencer par une réduction du couvre-feu nocturne à partir de mardi et la réouverture des lieux de culte.

A contrario, en Turquie, un nouveau confinement de quatre jours (à partir de samedi) a été instauré.

  • Plus de 150 Européens rapatriés du Panama et Honduras

Plus de 150 Européens, qui étaient coincés au Panama et au Honduras, ont été rapatriés lundi grâce à un vol vers Paris affrété par la France. L’ambassadeur de France à Panama, Brice Roquefeuil, a salué « un vaste effort de coordination » avec ses partenaires de l’Union européenne pour transporter cinquante-neuf Français, vingt-sept Espagnols, dix-huit Allemands, douze Italiens ou encore dix Néerlandais, entre autres nationalités représentées.

Le projet était à l’origine de rapatrier 300 personnes de vingt-deux nationalités européennes, mais la réglementation en vigueur en France a contraint à diviser le contingent en deux pour respecter la distance recommandée entre passagers. L’ambassade de France à Panama a donc annoncé un second vol, mercredi.

  • La désinformation sur le coronavirus punie en Bolivie

Le pouvoir intérimaire bolivien a instauré des sanctions pénales allant jusqu’à 10 ans de prison pour toute désinformation sur le coronavirus. Avec ce décret, « les citoyens qui essaient sur les réseaux sociaux de créer la confusion, d’avoir une mauvaise approche de l’information, devront faire attention », a déclaré lundi le ministre de la présidence, Yerko Nunez.

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Les nouvelles dispositions visent « ceux qui veulent opposer et diviser les Boliviens », a déclaré M. Nunez. Les associations de la presse bolivienne ont exigé lundi la suppression du décret, qui introduit selon elles « une restriction sévère et inconstitutionnelle en pénalisant le droit fondamental à la liberté d’expression ».

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Le Monde avec AFP

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