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Quand les réseaux sociaux réinventent la solidarité


QUAND LES RÉSEAUX SOCIAUX RÉINVENTENT LA SOLIDARITÉ

« L’union fait la force ». Cet adage n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui, à l’heure où les plateformes sociales démontrent, chaque jour, leur capacité à initier ou amplifier des vagues de mobilisation sans précédent. La solidarité est un lien social d’engagement et de dépendance réciproque entre des personnes ainsi tenues au bien être des autres.
De nos jours, on s’engage aussi et surtout en ligne pour des causes qui nous sont chères. C’est pourquoi, les acteurs caritatifs s’intéressent de près à ces nouvelles formes de « E-solidarité » et sont de plus en plus présents sur les réseaux sociaux. En passant par la diffusion d’avis de recherche de personnes disparues, campagne de dons ou de soutiens à des causes humanitaires, les partages de bon plan, d’offres d’emplois aux chômeurs… Les réseaux sociaux sont devenus d’excellents outils de sensibilisation et d’organisation de la solidarité. Les avantages qu’offrent ici les réseaux sociaux sont multiples.
En effet, en premier lieu, les formes de communications coûtent excessivement chers dans certains pays alors que la communication en ligne offre une grande flexibilité en terme de coût. Ainsi, grâce aux réseaux sociaux tels que FACEBOOK, WHATSAP, TWITTER, on peut communiquer et essayer d’apporter des solutions aux problèmes.
En outre, le second point positif qu’offrent les réseaux sociaux à propos de la solidarité c’est la visibilité. Ils permettent des interactions ainsi qu’une communication soutenue et accessible par un très large public. Dans le cadre, d’une campagne de communication sur les réseaux sociaux, le seul nombre d’utilisateurs est un argument incontournable. En fait, FACEBOOK, YOUTUBE, INSTAGRAM, TWITTER pour ne citer que ceux-là font près de 3 milliards d’abonnés cumulés.
Grâce à des plateformes de « crowdspeaking »comme thunderclap, des utilisateurs peuvent désormais mettre leurs profils FACEBOOK ou twitter à disposition pour une cause qui leur tient à cœur. Ils peuvent aussi publier un message en leurs noms et ainsi accroître leurs visibilités. Même de manière isolée, le fait de partager un évènement, d’utiliser hashtag ou de publier un message de soutien est des gestes forts pouvant impcter à l’échelle d’une grande communauté.
Le 28 Octobre 2017, une journaliste française du nom de Chloé Safra avait posté une photo d’un couple sans abris sur twitterv, pour demander qu’on leur vienne en aide. Elle était loin d’imaginer qu’elle soulevait un tel mouvement de « petits gestes ». Parce qu’en espace de deux jours son tweet a été partagé de plus de 22 000 fois et aimé plus de 7000 fois. Mais surtout tant de personnes se sont manifestées pour aider ces deux personnes en proposant des couvertures, des petits boulots et même un logement descend.
En fin, le dernier avantage qu’offrent les réseaux sociaux concernant la solidarité est la simplicité et la rapidité du geste. En effet, il est devenu beaucoup plus simple de récolter de l’argent pour une cause sociale et environnementale urgente. Le séisme de Haïti du 12 janvier 2010 peut témoigner car les sommes reçues sur le web représentaient plus de la moitié du total de l’argent reçu. La donation en ligne apparaît comme une version plus simplifiée du don traditionnelle. Le don peut se faire chez soi, prendre moins temps et est instantané.
Toutefois, face à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur, il est nécessaire de rappeler que des précautions doivent être prises en matière de dons en ligne. En fait, dans un contexte d’urgence, il est facile d’oublier les menaces fondamentales liées à la sécurité en ligne et de vouloir rapidement faire des dons aux organisations de secours à la suite d’une catastrophe majeure. Les cybercriminels sont, malheureusement, à l’affût de la moindre occasion d’extorquer des fonds et attirent activement des victimes en prétendant agir pour des causes légitimes. Faux sites web, e-mail frauduleux, message corrompus sur les réseaux sociaux se développent. La vigilance est de rigueur en toutes circonstances pour se protéger des fraudes sur internet.
Au Sénégal, l’usage des réseaux sociaux est en pleine mutation plus que de simples plateformes de distraction, Facebook, Whatsap et autres sont devenus de véritables moyens de sensibilisation et d’actions sociales. Dans cette logique, plusieurs associations ont vulgarisé leurs activités par le biais de ces plateformes. La LISCA (Ligue Sénégalaise Contre le Cancer) a lancé une campagne sur Facebook pour collecter 200 millions au profit des malades du cancer.
Awa Seck Cissokho un des membres de la LISCA décrit leur initiative : « on a fait un plan de campagne sur les réseaux sociaux parce que c’est beaucoup plus vivant et on touche beaucoup plus de monde ». Il en est de même pour ladies club, un cercle de femmes qui se distingue à travers ses luttes acharnées contre les violences faites aux femmes (dernière affaire, la femme battue par son mari à Touba).
En définitive, les réseaux sociaux ont complétement modifié le monde de la solidarité. Pourtant partout dans le monde, l’état joue un rôle de plus ou moins large en matière de solidarité pour garantir un minimum vital en termes d’éducation, de santé ou de ressources pour protéger les plus vulnérables. Ce qui manque à l’Etat c’est le « supplément d’âme » qui réconfortera les bénéficiaires de son aide. A cet effet les réseaux sociaux sont incontournables.
Mariam Tity Touré

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