Economie

Deux enjeux majeurs pour l’émergence.


Le besoin d’aller vite pour l’exécution des projets au Sénégal et la nécessité de débarrasser  notre pays des déchets qui jonchent nos rues et environs de nos villes, voilà deux chantiers du Président qui me semble fondamentales pour se mettre résolument sur la rampe de l’émergence.
 
Ayant géré des projets d’envergures pour notre pays, je sais à quel point plusieurs goulots d’étranglements  font perdre beaucoup d’opportunités pour notre pays qui se trouve être aujourd’hui, la porte d’entrée principale en Afrique. C’est souvent pour  des raisons de lourdeur ou de blocage dans la chaine interminable de décision, mais aussi et surtout pour le sentiment d’insécurité provoqué par l’insalubrité de notre environnement immédiat.
 
Le monde entier veut s’installer et investir en Afrique qui est  le seul îlot porteur de croissance dans le monde d’aujourd’hui. Sur tous les projets porteurs d’emplois et structurant pour l’économie africaine, le Sénégal devrait en être le premier bénéficiaire. Mais je peux affirmer avec certitude que la plus part de ces opportunités d’investissement nous filent entre les doigts, essentiellement à cause de ces deux facteurs de blocage que sont les lenteurs et la désorganisation.
 
Beaucoup de ces projets sont portés par des sénégalais de la diaspora qui à force de courir derrière une décision, sont découragés parce que les temps de la décision vont au-delà de leurs capacités d’attente. C’est pourquoi d’ailleurs le métier de courtier  est en vogue aujourd’hui. Ceux qui ont l’accès facile à nos autorités et le temps nécessaire sont tous reconvertis en vendeurs de signatures.
 
La mauvaise gestion de nos déchets et l’organisation de la circulation  sont aussi des freins pour notre décollage économiques. Le Ministre du tourisme de l’île Maurice en visite  au Sénégal nous avait dit lors de son passage, «  si vous voulez développer votre tourisme occupez vous d’abord de la gestion de votre environnement » fin de citation. Un autre, américain celui là, représentant un lobi d’investisseurs noirs américains voulant s’installer en Afrique me dit aussi, «  si vous voulais développer le Sénégal, il faudra former des chauffeurs » parce que pour lui nos routes sont occupées par des gens qui ne savent pas conduire.
 
Il peut naît un sentiment d’insécurité pour beaucoup de personnes qui circulent à l’intérieur de notre pays et parmi eux de gros porteurs de projets ou de simples touristes venus partager les beaux temps. Par la vue permanente des ordures jonchant nos rues, l’environnement des fois insupportable des marchés où les aliments sont exposés.  
 
Un Sénégal propre sera encore plus attractif et rassurerait tous nos potentiels partenaires. Et je reste convaincu que : le jour où nous serons diligents et pragmatique dans le traitement des dossiers  dans un environnement propre ; nous allons très vite faire le saut vers l’émergence.
 
 
 
 
Bocar LY
PCS ASPT

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