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Aïda Goudiaby Mme Guiraud, la bonne fée de la Cité Mixta


Mère de famille, elle essaye d’allier le travail et l’éducation de ses enfants.

Selon sa mère Néné Coulibaly,  Aïda Guiraud est une femme qui a su mélanger culture et modernisation. Car son père Mamina et elle, ont toujours veillé sur l’éducation de leurs enfants. Une éducation stricte, inculquée aux enfants et transmise de génération en génération.

Cette éducation qu’à reçu Aïda, fait la fierté de sa mère. Ainsi, elle essaye d’inculquer les mêmes valeurs à ses enfants en jouant le rôle de mère moderne et africaine à la fois. Selon la jeune fille Ramata qui vient d’obtenir elle aussi son bac avec mention, sa maman est loin d’être une femme moderne car très sévère dans son éducation.

Contrairement à sa mère, Ramata elle est restée très discrète dans la cité. Néanmoins, elle et sa mère sont très proche. Entre elles, il n’y a pas de tabou. Elles discutent de tous les sujets de conversation. Une complicité qui amène Ramata de jouer à son tour le rôle d’aînée de la famille.  Et en cas d’absence de sa maman lors de ses interventions, elle s’occupe de la cuisine et des tâches ménagères. Sans oublier les sorties pour aller danser avec elle.

Pour Halimatou Diallo qui a son commerce dans la cité Mixta, madame Guiraud est comme une maman. Gérante d’une boutique de légumes depuis des années, elle a fait la connaissance de cette dame depuis la cité Keur Damel. Elle peint madame Guiraud comme une femme souriante et aimable. Cette dernière qualifie Aïda à son tour d’une battante, même avant qu’elles se retrouvent à la cité Mixta.

«Dans cette cité, tous les habitants connaissent madame Guiraud. Elle est l’une des rares femmes qui se bat pour le bien être de la communauté. Je pense qu’elle aime cette cité plus que nous les résidents. Et pourtant, il y a des hommes qui peuvent jouer ce rôle», explique Halimatou Diallo.

Même si elle loue le courage de madame Guiraud, Halimatou se soucie pour la déléguée de quartier. Car selon elle, la responsable de la cité «prend trop de risques en sortant la  nuit», affirme-t-elle.

Un engagement social qui suscite l’intérêt des jeunes de la cité

Avec le conflit de génération,  les jeunes n’approuvent pas trop le syndic et la responsable de quartier. Et pourtant, certains pensent que la dame  Guiraud s’investit énormément dans le bien être de la cité.

Ainsi, certains reprochent à Aïda Guiraud de ne pas associer la jeunesse à la gestion de la cité.  Ce qui fait que les jeunes ne ratent pas l’occasion de critiquer sa manière de gérer. Selon eux, madame Guiraud est au devant de toutes les scènes. Cependant, elle peut compter sur le soutien de certains jeunes résidents.

«C’est une femme qui se bat pour cette cité. A chaque fois, c’est elle qui est interpellée pour les conflits dans cette cité. Je sais que Mixta ne lui appartient pas, mais elle aime cette localité plus que tout le monde. Elle s’est investie plus que les autres alors qu’elle n’était pas encore déléguée de quartier», a expliqué Cissé, un jeune résident.

Le jeune Cissé pense que la dame est la première à montrer son intérêt pour les habitants. Surtout aux membres du syndic pour la bonne marche de Mixta. Même s’il reconnait son amour et son engagement pour la cause de la cité. Il invite madame la déléguée à rencontrer les jeunes pour lui faciliter son travail.

«Nous avons du respect pour cette dame qui se bat corps et âme pour la cité. Mais elle doit intégrer les jeunes dans la gestion. Mes amis et moi avons des idées pour soutenir sa cause. Mais nous avons peur de la manière dont elle nous recevra. Nous aimerions mieux connaitre cette dame. Et nous envisageons de mettre sur pied une association de jeunes. Avec cette démarche, les jeunes peuvent se connaitre afin de se joindre à son combat quotidien», ajoute ce jeune résident.

Une proposition qui semble être bien accueillie par la déléguée de quartier qui reste très ouverte. « Qu’ils viennent vers moi je leur ouvrirai les portes. Nous travaillerons pour la bonne marche de la cité et le respect des résidents qui est mon combat de tous les jours. Je suis très accessible et suis ouverte à toutes les propositions tendant à faire de la résidence la meilleure des cités », réplique  Aïda Guiraud.

Même si les habitants de cette cité vivent dans des appartements fermés, le souhait de certains est de voir leur responsable nouer plus de proximité avec eux. Une démarche qui consistera à créer des relations entre la dame et les résidents.

« Je suis en phase avec tous les propriétaires résidents, les jeunes et les enfants », se défend la déléguée avant de poursuivre, « J’achète des maillots de foot, je distribue fréquemment des sachets de chocolats au jardin pour les enfants. Je les fais participer à des compétitions en payant la caution avec d’autres quartiers. Et ma générosité n’a pas de limites pour tout le monde, si les moyens sont là », a-t-elle expliqué.

Toutefois, la déléguée met en garde:« les jeunes qui viennent des autres quartiers et sèment la panique ici ne peuvent pas m’aimer et c’est le cadet de mes soucis. Ils veulent nous faire vivre l’enfer et nous résidents avons dépensé des dizaines de millions pour vivre tranquille avec nos familles. Nous nous battrons jusqu’à la dernière énergie pour faire de notre résidence un havre de paix sécurisépropre et calme», prévient Mme Guiraud.

Malgré le fait qu’elle soit présentée comme celle qui est devant la scène à la cité, elle admet qu’elle ne parviendra pas à réussir seule sa mission, sans le soutien de ses proches et des résidents.  «Je remercie mes parents, mon époux, ma grande famille, les résidents de Mixta, les agents de sécurité des ASP qui sont là pour notre sécurité et l’Amicale des femmes de Mixta AFERP», conclut Aida Guiraud.
Source Senenews



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